[Vote des aidant.e.s 2019] 41 % des votant.e.s ont choisi la précarité comme thème

Depuis deux ans, le collectif Je t’Aide propose à la communauté des aidant.e.s de voter pour l’axe autour duquel ils souhaitent mobiliser leurs actions.

Cette année marque un tournant pour la cause des aidant.e.s car premièrement ce sont les 10 ans de la Journée Nationale des Aidant.e.s, l’occasion de marquer le coup comme on dit. Mais aussi car le thème choisi par 41% des votant.e.s est la précarité des aidant.e.s. La précarité dans tous les domaines, l’équilibre vie pro/perso d’aidant.e ainsi que sa vie sociale, les aspects financiers, la santé physique et psychologique…

Ce thème va permettre au Collectif de mener des actions encore plus poignantes que les années précédentes et faire avancer une fois pour toutes, la reconnaissance des aidant.e.s par toutes les parties prenantes.

Parmi les votant.e.s nous avons récolté des témoignages très intéressants que nous souhaitons partager avec vous :

  • 63% des votant.e.s se sont exprimé.e.s : encore une fois, cela illustre à la fois l’implication et le besoin d’être écouté.e et de s’exprimer des aidant.e.s (et des professionnel.le.s engagé.e.s)

« Parce que mon rôle, par exemple, ne se limite pas dans le temps à un ou deux ans d’accompagnement mais cela fait déjà 6 ans que je suis dans ce rôle…et ce n’est pas terminé. Donc oui besoin urgent d’une prise en compte sociale et d’aide financière même ponctuelle. » Elisabeth.

  • Une grande part des témoignants ont arrêté de travailler, ou réduit leur temps de travail pour s’occuper de leur proches.

“Parce que je suis aidante de mon père, j’étais infirmière et je me suis retrouvé au RSA, j’ai la honte de ma vie.”  Jallila.

  • Tous s’accordent pour dire qu’une meilleure reconnaissance des aidant.e.s par les professionnel.le.s de santé permettrait de prendre davantage en compte les risques de précarité des aidant.e.s et contribuerait à simplifier/contourner le labyrinthe administratif.

« Étant étudiante, on ne m’a pas permis d’accéder au régime spécial alors que je manquais les cours pour accompagner ma mère en radiothérapie. De plus, l’état, nous oublie dans ses revendications, et il me semble qu’aucun organisme ne nous accompagne au quotidien (à part les associations d’aidant.e.s). » Charlène, Étudiante.

  • Il existe un réel effet miroir de la précarité : les aidant.e.s les plus précaires sont les personnes les plus précaires de la société : les catégories socio-professionnelles plus modestes, moins informé.e.s ne bénéficiant pas d’un réseaux relationnel, les mères célibataires/familles mono-parentales, les temps partiels…

« Mère célibataire, j’ai été obligé de m’arrêter de travailler pour m’occuper de ma mère, je me retrouve dans une situation morale et financière déplorable. » Témoignage anonyme.

 

Ce thème élu par la communauté promet de belles actions pour 2019… Affaire à suivre très vite.

Si ce sujet vous parle, que vous souhaitez participer à la mobilisation ou témoigner de votre vécu contactez-nous ici ou sur nos réseaux sociaux.

 

 

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