Un·e aidant·e· est « la personne qui vient en aide à titre non professionnel, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage, pour les activités quotidiennes. Cette aide régulière peut être prodiguée de façon permanente ou non. Cette aide peut prendre plusieurs formes »*

Aujourd’hui, 11 millions de personnes en France** sont en situation d’aidance et apportent une aide régulière à un·e proche qui perd son autonomie, du fait d’un handicap, d’une maladie, de l’âge.

Il ne s’agit pas que d’une problématique de personnes âgées, toute la société est concernée : qu’on soit riche ou pauvre, vieux ou jeune. On estime en effet à 500 000 le nombre de jeunes aidant·e·s*** (entre 13 et 30 ans).

Malgré leur nombre et l’importance de leur rôle sociétal, les aidant·e·s sont encore majoritairement méconnus, et passent ainsi à côté des soutiens disponibles pour les épauler. Cette méconnaissance des aidant·e·s a des conséquences parfois importantes sur leur santé, et donc sur leur capacité à accompagner la perte d’autonomie de leurs proches sur le long terme.

Ils sont depuis toujours la clé́ de voûte de l’accompagnement de la perte d’autonomie, qu’elle soit liée à l’âge, une maladie, ou un handicap. La thématique de la santé des aidant·e·s est cruciale au vu des enjeux sociétaux.

Du fait d’une charge physique, psychologique et matérielle importante, les aidant·e·s sont très nombreux à ressentir troubles musculosquelettiques, douleurs articulaires, mais aussi fatigue, troubles du sommeil, stress ou anxiété pouvant conduire à des situations d’épuisement, voire de dépression. Par ailleurs, nombreux sont ceux qui reportent, voire renoncent à consulter, situation qui peut engendrer des effets dramatiques sur leur propre santé.

Les aidant·e·s en chiffres

58% des aidant·e·s sont des femmes,
75% sont âgé·e·s de moins de 65 ans
51% sont actif·ve·s
33% sont retraité·e·s

L’aide est apportée :

  • au domicile de l’aidé·e (66%),
  • chez elle·lui (19%),
  • en institution (18%).

L’aide se présente sous la forme de :

  • soutien moral (59%),
  • activités domestiques (56%),
  • déplacements (49%),
  • surveillance via des visites ou le téléphone (43%).

La perte d’autonomie est causée par :

  • l’âge (48%),
  • une maladie grave (38%),
  • un handicap (30%).

En vidéo, la parole à Eglantine Eméyé, marraine du Collectif et aidante de son fils autiste et polyhandicapé, ainsi qu’à Christophe Fauré, psychiatre et psychothérapeute.


*
CIAAF
** Fondation April / BVA 2016-2017
*** Ipsos / Novartis 2017

Donec id, mattis luctus leo. tempus